Les nouveaux visages du 3ème âge : actifs et connectés
Travail, bénévolat, apprentissage, vie familiale ou loisirs : les parcours après la retraite sont multiples. Ce panorama montre cette diversité et les inégalités qui la traversent, sans remplacer le cliché de la vieillesse passive par celui du senior obligatoirement dynamique.
Que signifie réellement le troisième âge aujourd’hui ?
L’expression « troisième âge » désigne généralement la période qui suit la vie professionnelle et précède éventuellement une phase de fragilité plus importante.
Cette définition reste imprécise. Le passage à la retraite n’intervient pas au même moment pour chacun et ne produit pas les mêmes effets.
Une personne de 65 ans peut :
- travailler encore ;
- être retraitée depuis plusieurs années ;
- accompagner un parent très âgé ;
- s’occuper de ses petits-enfants ;
- vivre avec une maladie chronique ;
- pratiquer régulièrement une activité physique ;
- voyager ;
- commencer une nouvelle formation.
Une personne de 80 ans peut également rester autonome, connectée et pleinement engagée dans ses choix.
L’âge administratif ne suffit donc pas à décrire un mode de vie, un état de santé ou un niveau d’autonomie.
Pourquoi l’image traditionnelle du senior évolue-t-elle ?
Plusieurs transformations expliquent cette évolution.
Une vie plus longue après la retraite
La retraite peut représenter une période importante de la vie. Elle ne correspond plus nécessairement à quelques années de repos après le travail.
Beaucoup de personnes disposent de temps pour envisager :
- un projet personnel ;
- un engagement bénévole ;
- une activité professionnelle adaptée ;
- des voyages ;
- une formation ;
- une nouvelle pratique artistique ;
- un changement de lieu de vie.
Des générations familiarisées avec le changement
Les seniors actuels ont traversé de nombreuses transformations sociales, professionnelles et technologiques.
Ils ont appris à utiliser de nouveaux équipements, à s’adapter à l’évolution du travail et à modifier leurs habitudes de communication.
L’idée selon laquelle l’âge empêcherait automatiquement d’apprendre ou de s’adapter correspond donc rarement à la réalité.
Une meilleure reconnaissance de l’autonomie
La société accorde progressivement davantage d’importance au choix de la personne, à son maintien à domicile et à sa participation aux décisions.
Le senior n’est plus seulement considéré comme un bénéficiaire de soins ou d’assistance. Il peut être un utilisateur, un citoyen, un consommateur, un bénévole, un créateur ou un proche aidant.
Les seniors ne forment pas une génération homogène
L’expression « les seniors » rassemble parfois plusieurs décennies d’âge et des situations extrêmement diverses.
Elle peut inclure :
- une personne encore en activité ;
- un jeune retraité ;
- une personne accompagnant ses propres parents ;
- une personne très âgée vivant seule ;
- un senior vivant avec un handicap ;
- une personne dépendante accompagnée à domicile ;
- un résident en établissement.
Les différences ne reposent pas seulement sur l’âge.
Elles concernent aussi :
- les revenus ;
- le niveau d’études ;
- les compétences numériques ;
- la santé ;
- le lieu d’habitation ;
- le réseau social ;
- le parcours migratoire ;
- les habitudes culturelles ;
- les responsabilités familiales.
Une communication ou un service destiné aux seniors doit donc éviter de parler à tout le monde de la même manière.
Des seniors qui restent professionnellement actifs
Le départ à la retraite ne signifie pas nécessairement l’arrêt complet de toute activité professionnelle.
Certains seniors poursuivent leur emploi parce qu’ils le souhaitent, parce qu’ils ont besoin d’un complément de revenu ou parce qu’ils souhaitent transmettre leurs compétences.
D’autres choisissent :
- un cumul emploi-retraite ;
- une activité indépendante ;
- des missions ponctuelles ;
- du conseil ;
- du mentorat ;
- une création d’entreprise ;
- une activité artisanale.
Cette poursuite d’activité peut apporter :
- un revenu complémentaire ;
- des relations sociales ;
- un rythme ;
- un sentiment d’utilité ;
- une transmission de l’expérience ;
- une stimulation intellectuelle.
Elle ne doit toutefois pas devenir une obligation présentée comme la seule manière de réussir sa retraite.
Une personne qui choisit de ne plus travailler conserve la même valeur sociale.
L’expérience professionnelle comme ressource
Les personnes expérimentées disposent souvent de connaissances difficiles à formaliser.
Elles savent :
- anticiper certaines difficultés ;
- comprendre les relations humaines ;
- gérer des situations complexes ;
- transmettre des méthodes ;
- mettre les événements en perspective ;
- connaître l’histoire d’une organisation ou d’un métier.
Les entreprises peuvent valoriser cette expérience grâce au tutorat, au mentorat ou à des missions de transmission.
Cette coopération ne doit pas opposer les générations. Les plus jeunes apportent également de nouvelles compétences, de nouveaux usages et d’autres manières de travailler.
Des seniors entrepreneurs
La création d’entreprise après 60 ans peut répondre à plusieurs motivations :
- mettre à profit une expertise ;
- développer un projet longtemps reporté ;
- rester actif ;
- organiser son temps plus librement ;
- compléter ses revenus ;
- transmettre un savoir-faire.
Les projets peuvent concerner le conseil, l’artisanat, la formation, les services, le commerce ou la création artistique.
L’expérience peut constituer un avantage, notamment pour comprendre un secteur, gérer les relations et construire un réseau.
Il reste important d’évaluer les risques financiers, la charge de travail et les effets sur la retraite avant de se lancer.
Des retraités très impliqués dans la vie associative
Le bénévolat constitue l’un des visages les plus importants du troisième âge actuel.
Les seniors peuvent intervenir dans :
- les associations sportives ;
- l’aide alimentaire ;
- la culture ;
- la protection de l’environnement ;
- l’accompagnement scolaire ;
- les associations de patients ;
- les clubs locaux ;
- la solidarité de proximité ;
- la protection animale ;
- les conseils de quartier.
Leur disponibilité et leur expérience permettent à de nombreuses structures de fonctionner.
L’engagement associatif peut aussi apporter au senior :
- un réseau relationnel ;
- une responsabilité ;
- une activité régulière ;
- un sentiment d’utilité ;
- la découverte de nouvelles compétences ;
- une ouverture vers d’autres générations.
L’engagement n’est pas forcément visible
La participation des seniors ne se limite pas aux associations officiellement déclarées.
Elle prend aussi la forme :
- d’une aide régulière à un voisin ;
- de la garde des petits-enfants ;
- d’un soutien à une personne malade ;
- de la participation à la vie d’un immeuble ;
- d’une présence dans un commerce local ;
- d’un partage de compétences ;
- d’un engagement religieux ou citoyen.
Ces contributions sont parfois peu reconnues, car elles ne font pas toujours l’objet d’un statut ou d’une mesure officielle.
Elles jouent pourtant un rôle essentiel dans la cohésion sociale.
De nombreux seniors sont aussi des proches aidants
L’image du senior uniquement aidé masque une autre réalité : de nombreuses personnes âgées accompagnent elles-mêmes un proche.
Il peut s’agir :
- d’un conjoint malade ;
- d’un parent très âgé ;
- d’un enfant adulte handicapé ;
- d’un frère ou d’une sœur ;
- d’un voisin proche.
Ces aidants peuvent être confrontés à leur propre fatigue, à des problèmes de santé ou à une diminution de leurs capacités physiques.
Ils ont eux aussi besoin :
- de relais ;
- d’informations ;
- de solutions de répit ;
- d’une aide à domicile ;
- d’un soutien psychologique ;
- d’un moyen d’alerte.
La société doit donc éviter de séparer trop simplement les personnes qui aident et celles qui sont aidées.
Des seniors de plus en plus connectés
Le numérique occupe une place croissante dans le quotidien d’une partie des seniors.
Ils utilisent notamment Internet pour :
- communiquer avec leur famille ;
- suivre l’actualité ;
- effectuer des achats ;
- consulter leurs comptes ;
- prendre un rendez-vous ;
- réaliser des démarches ;
- regarder des vidéos ;
- écouter de la musique ;
- préparer un voyage ;
- participer à des groupes en ligne.
Le smartphone, la tablette ou l’ordinateur peuvent soutenir l’autonomie et maintenir les relations, particulièrement lorsque la famille vit loin.
Les réseaux sociaux ne sont pas réservés aux jeunes
Les seniors peuvent utiliser les réseaux sociaux pour :
- retrouver d’anciens amis ;
- suivre leurs proches ;
- participer à des groupes locaux ;
- partager des photographies ;
- suivre des associations ;
- découvrir des événements ;
- exprimer une opinion ;
- promouvoir une activité.
Certains produisent eux-mêmes des contenus, racontent leur parcours ou transmettent une compétence.
Cette présence participe à une représentation plus diverse de l’âge dans l’espace numérique.
Une fracture numérique toujours bien réelle
Parler de seniors connectés ne doit pas conduire à oublier ceux qui rencontrent des difficultés.
Certains ne possèdent pas d’équipement, disposent d’une connexion limitée ou ne maîtrisent pas suffisamment les usages nécessaires.
Les obstacles peuvent être :
- le coût du matériel ;
- la complexité des interfaces ;
- la peur de faire une erreur ;
- les problèmes de vue ou de motricité ;
- les mots de passe ;
- le vocabulaire technique ;
- le manque d’accompagnement ;
- la multiplication des arnaques ;
- l’absence d’alternative humaine.
Les personnes très à l’aise avec Internet et celles qui restent éloignées du numérique peuvent appartenir à la même tranche d’âge.
Comment accompagner sans infantiliser ?
Lorsqu’un senior demande une aide numérique, il est préférable de le laisser manipuler son appareil.
Une méthode pédagogique consiste à :
- demander ce qu’il souhaite réellement faire ;
- donner une consigne à la fois ;
- montrer sans prendre immédiatement le contrôle ;
- laisser la personne refaire l’action ;
- noter les étapes utiles ;
- créer des raccourcis simples ;
- répéter sans jugement.
Faire l’opération à sa place peut sembler plus rapide, mais ne renforce pas son autonomie.
Pour trouver des lieux d’accompagnement, consultez notre article Où se former gratuitement à Internet quand on est senior ?.
La sécurité numérique, un enjeu majeur
L’augmentation des usages s’accompagne d’une exposition aux escroqueries, aux faux conseillers et aux messages frauduleux.
Les familles peuvent transmettre quelques règles simples :
- ne jamais communiquer un mot de passe ;
- ne pas transmettre un code reçu par SMS ;
- ne pas agir sous la pression ;
- vérifier les demandes d’argent ;
- utiliser les sites officiels ;
- demander un avis en cas de doute ;
- maintenir les appareils à jour.
La peur ne doit pas conduire à interdire Internet. Elle doit encourager une utilisation plus sûre.
Des objets connectés au service du quotidien
Les objets connectés peuvent accompagner la santé, le confort ou la sécurité.
Ils comprennent par exemple :
- les montres connectées ;
- les tensiomètres ;
- les balances ;
- les éclairages automatiques ;
- les enceintes vocales ;
- les détecteurs ;
- les dispositifs de téléassistance.
Leur intérêt dépend de leur simplicité, de leur fiabilité et du besoin réel auquel ils répondent.
Un appareil très sophistiqué mais difficile à utiliser risque d’être rapidement abandonné.
Pour approfondir ce thème, consultez notre article Les objets connectés au service du bien vieillir.
La technologie ne remplace pas les relations humaines
Une visioconférence permet de voir ses proches, mais ne remplace pas toujours une visite.
Une application peut transmettre une information, mais ne répond pas nécessairement à une inquiétude.
Les outils numériques doivent compléter :
- les contacts familiaux ;
- les professionnels ;
- les associations ;
- les relations de voisinage ;
- les services publics ;
- les activités collectives.
La modernisation ne doit pas supprimer les solutions téléphoniques, physiques ou humaines dont certaines personnes ont encore besoin.
Des seniors actifs physiquement
L’activité physique peut se poursuivre et s’adapter tout au long de la vie.
Elle peut prendre des formes variées :
- la marche ;
- le vélo ;
- la natation ;
- la danse ;
- le jardinage ;
- la randonnée ;
- la gymnastique douce ;
- le yoga sur chaise ;
- les exercices d’équilibre.
L’objectif n’est pas de correspondre à une image sportive idéalisée.
Une activité régulière et adaptée peut soutenir la mobilité, la confiance, l’humeur et les relations sociales.
Le vieillissement actif ne doit pas devenir une injonction
La valorisation des seniors dynamiques peut produire un nouveau stéréotype : celui de la personne âgée qui devrait toujours voyager, faire du sport, maîtriser Internet et multiplier les projets.
Cette vision exclut les personnes :
- malades ;
- fatiguées ;
- handicapées ;
- isolées ;
- disposant de faibles revenus ;
- préférant un quotidien plus calme.
Une personne n’a pas besoin d’être particulièrement active ou productive pour mériter le respect et une place dans la société.
Le vieillissement actif doit rester une possibilité, non une obligation.
Des seniors qui voyagent et découvrent
La retraite peut offrir davantage de liberté dans l’organisation des déplacements.
Certains seniors choisissent :
- des voyages culturels ;
- des séjours familiaux ;
- des voyages en groupe ;
- des déplacements en camping-car ;
- des séjours plus longs hors saison ;
- des voyages solidaires.
Le voyage nécessite parfois quelques adaptations concernant les traitements, les assurances, la mobilité ou les moyens d’alerte.
Ces précautions doivent permettre de poursuivre les projets plutôt que de les décourager.
Des seniors étudiants et curieux
Le départ à la retraite peut aussi libérer du temps pour apprendre.
Les possibilités comprennent :
- les universités du temps libre ;
- les cours de langues ;
- les ateliers artistiques ;
- les conférences ;
- les formations numériques ;
- les cours en ligne ;
- les ateliers municipaux ;
- les groupes de lecture.
L’apprentissage entretient la curiosité et ouvre de nouvelles relations.
Il n’a pas besoin de déboucher sur un diplôme ou un emploi pour être utile.
Des seniors créateurs de contenu
Blogs, vidéos, podcasts et réseaux sociaux donnent à certains seniors la possibilité de partager directement leur expérience.
Ils peuvent parler :
- de cuisine ;
- de voyage ;
- d’histoire ;
- de santé ;
- de mode ;
- de bricolage ;
- de vie professionnelle ;
- de relations intergénérationnelles ;
- du vieillissement lui-même.
Ces prises de parole réduisent l’invisibilité et montrent des parcours plus authentiques que les représentations publicitaires traditionnelles.
Les seniors comme citoyens engagés
L’implication citoyenne peut se traduire par :
- la participation à des conseils de quartier ;
- un engagement municipal ;
- des collectifs d’habitants ;
- des associations de consommateurs ;
- la défense de l’environnement ;
- des actions de solidarité ;
- la participation aux consultations publiques.
Les personnes âgées sont directement concernées par les choix relatifs au logement, aux transports, à la santé et à l’aménagement des villes.
Elles doivent donc pouvoir participer à la conception des politiques qui les concernent.
Le rôle central du lien intergénérationnel
Les nouveaux visages du troisième âge apparaissent aussi dans la relation entre les générations.
Les seniors peuvent transmettre :
- des savoir-faire ;
- une histoire familiale ;
- une mémoire locale ;
- une expérience professionnelle ;
- des compétences pratiques ;
- du temps ;
- une présence affective.
Les plus jeunes peuvent partager des usages numériques, de nouvelles références et d’autres manières de voir le monde.
Ces échanges réduisent les clichés des deux côtés.
Pour découvrir des initiatives concrètes, consultez notre article Créer du lien intergénérationnel : ces belles initiatives qui rapprochent les âges.
Des grands-parents très présents
Beaucoup de seniors participent activement à la vie de leurs petits-enfants.
Ils peuvent :
- assurer des gardes régulières ;
- accompagner aux activités ;
- aider pendant les vacances ;
- transmettre des traditions ;
- soutenir les parents ;
- entretenir un lien affectif important.
Cette présence peut être précieuse, mais elle ne doit pas devenir une obligation permanente.
Les grands-parents doivent pouvoir poser leurs limites et conserver leurs propres projets.
Une consommation plus autonome et exigeante
Les seniors représentent aussi des consommateurs informés qui comparent les offres et attendent :
- des informations claires ;
- des prix transparents ;
- un service humain ;
- des produits esthétiques ;
- une utilisation simple ;
- la protection des données ;
- une réelle utilité.
Ils ne souhaitent pas nécessairement acheter des produits présentés comme « réservés aux personnes âgées ».
Une solution peut être accessible sans être infantilisante ou médicalisée.
Pourquoi les marques doivent-elles changer leur regard ?
Les communications destinées aux seniors restent parfois fondées sur la peur, la fragilité ou la dépendance.
Les marques peuvent adopter une approche plus juste en :
- montrant des profils variés ;
- s’adressant directement aux utilisateurs ;
- consultant les seniors pendant la conception ;
- évitant les promesses excessives ;
- expliquant clairement les données collectées ;
- proposant une assistance humaine ;
- valorisant l’autonomie plutôt que l’inquiétude.
Le senior ne doit pas être uniquement la personne que ses enfants cherchent à protéger.
Le logement, base de l’autonomie
La possibilité de rester actif dépend aussi de l’environnement quotidien.
Un logement adapté peut faciliter :
- les déplacements ;
- la toilette ;
- la préparation des repas ;
- le repos ;
- les sorties ;
- la réception de proches ;
- les activités personnelles.
Les adaptations peuvent comprendre :
- un meilleur éclairage ;
- des passages dégagés ;
- une salle de bain accessible ;
- des rangements faciles à atteindre ;
- des équipements de mobilité ;
- un moyen simple de demander de l’aide.
L’adaptation ne doit pas transformer systématiquement le domicile en environnement médical.
La téléassistance pour soutenir une vie active
La téléassistance est souvent associée aux personnes très dépendantes restant à leur domicile.
Elle peut pourtant accompagner une personne autonome qui souhaite continuer à :
- vivre seule ;
- se promener ;
- faire ses courses ;
- prendre les transports ;
- voyager ;
- jardiner ;
- rendre visite à ses proches.
Un dispositif mobile peut permettre de déclencher une alerte en cas de chute, de malaise ou de situation inhabituelle.
La téléassistance devient alors un outil de liberté plutôt qu’un symbole de dépendance.
Une assistance humaine disponible sans surveillance permanente
Lorsqu’une alerte est déclenchée, un centre d’écoute peut :
- dialoguer avec la personne ;
- évaluer la situation ;
- la rassurer ;
- contacter un proche ;
- solliciter une personne de proximité ;
- appeler les secours lorsque cela est nécessaire.
Le dispositif doit rester transparent.
La personne doit savoir :
- quelles données sont utilisées ;
- quand la géolocalisation intervient ;
- qui peut accéder aux informations ;
- comment le service fonctionne ;
- comment y mettre fin.
L’offre Confort de Sérénitis
L’offre Confort de Sérénitis est conçue pour accompagner les personnes au domicile comme lors de leurs déplacements.
Elle associe notamment :
- un bouton SOS ;
- un dispositif mobile ;
- une assistance humaine disponible 24h/24 et 7j/7 ;
- une géolocalisation lorsqu’elle est nécessaire à l’intervention ;
- une organisation des contacts définie avec l’utilisateur et sa famille.
Elle ne remplace pas les activités, la famille ou les professionnels. Elle ajoute un relais lorsqu’une difficulté survient.
Pour découvrir cette solution, consultez l’offre Confort de Sérénitis.
Les territoires doivent aussi évoluer
Un senior actif et impliqué a besoin d’un environnement accessible.
Les communes peuvent faciliter sa participation grâce à :
- des transports adaptés ;
- des trottoirs praticables ;
- des bancs ;
- une signalétique lisible ;
- des commerces de proximité ;
- des équipements culturels ;
- des associations accessibles ;
- des lieux de rencontre ;
- des services administratifs humains.
L’activité ne dépend pas seulement de la motivation individuelle. Elle dépend aussi des possibilités offertes par l’environnement.
Les seniors ruraux et urbains ne rencontrent pas les mêmes réalités
En ville, une personne peut disposer de nombreux services, mais subir l’anonymat, le coût du logement ou la complexité des transports.
Dans un territoire rural, elle peut bénéficier d’une forte proximité sociale tout en rencontrant :
- un éloignement des soins ;
- moins de transports ;
- une couverture numérique limitée ;
- un choix réduit d’activités ;
- une dépendance à la voiture.
Les réponses doivent être adaptées aux réalités locales.
Le niveau de revenus change fortement l’expérience du vieillissement
Les voyages, les loisirs, les équipements numériques et l’adaptation du logement nécessitent des ressources.
Les seniors disposant de revenus modestes peuvent devoir arbitrer entre :
- les soins ;
- le chauffage ;
- l’alimentation ;
- les transports ;
- les loisirs ;
- les services à domicile ;
- les équipements de sécurité.
Une représentation positive de la vieillesse ne doit pas rendre invisibles ces inégalités.
Les aides publiques, les associations et les services abordables jouent un rôle essentiel.
La santé reste une dimension importante
Être actif, connecté et engagé ne protège pas de toutes les maladies.
Un senior peut poursuivre ses activités avec :
- du diabète ;
- une hypertension ;
- une maladie cardiaque ;
- une arthrose ;
- une baisse de l’audition ;
- un cancer stabilisé ;
- une fragilité respiratoire.
Le suivi médical, l’activité adaptée, l’alimentation et l’organisation quotidienne peuvent soutenir la qualité de vie.
Il ne faut pas attendre une perte complète d’autonomie pour mettre en place des mesures de prévention.
Bien vieillir repose aussi sur les relations sociales
Les activités, le numérique et l’engagement ont souvent un point commun : ils créent ou maintiennent des relations.
Ces relations peuvent provenir :
- de la famille ;
- des amis ;
- du voisinage ;
- du travail ;
- des associations ;
- des activités sportives ;
- des communautés numériques ;
- des lieux culturels.
La quantité de contacts compte moins que leur qualité et leur correspondance avec les souhaits de la personne.
Pour approfondir les piliers du bien vieillir, consultez notre article Le bien-vieillir, ça s’apprend : alimentation, activité et lien social.
Comment lutter contre les stéréotypes sur le troisième âge ?
Chacun peut contribuer à modifier les représentations en :
- évitant les généralisations ;
- ne supposant pas l’incompétence numérique ;
- demandant directement l’avis de la personne ;
- valorisant les projets sans les présenter comme exceptionnels ;
- respectant les choix d’un quotidien plus calme ;
- montrant des seniors différents dans les médias ;
- favorisant les rencontres entre générations.
Le but n’est pas de dire que tous les seniors sont actifs et connectés. Il est d’arrêter de supposer qu’aucun ne peut l’être.
Vers une autre définition de l’autonomie
L’autonomie ne signifie pas tout faire seul sans jamais demander d’aide.
Elle consiste à pouvoir :
- exprimer ses préférences ;
- prendre des décisions ;
- choisir les aides ;
- organiser son quotidien ;
- maintenir les activités importantes ;
- refuser une solution ;
- adapter son environnement.
Une personne utilisant une aide à domicile, une canne ou une téléassistance peut rester profondément autonome dans ses choix.
Les quinze nouveaux visages du troisième âge
- Le senior qui poursuit une activité professionnelle.
- Le retraité qui crée une entreprise.
- Le bénévole engagé dans son territoire.
- Le proche aidant qui accompagne un conjoint.
- Le grand-parent très présent auprès de sa famille.
- L’utilisateur régulier du numérique.
- Le créateur de contenus en ligne.
- L’étudiant qui découvre une nouvelle discipline.
- Le voyageur qui adapte ses déplacements.
- Le sportif qui entretient ses capacités.
- L’artiste qui commence ou poursuit une pratique.
- Le citoyen engagé dans les décisions locales.
- La personne vivant avec une maladie chronique et conservant ses projets.
- Le senior fragilisé qui reste acteur de ses choix.
- La personne qui préfère une vie calme sans perdre sa valeur sociale.
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FAQ – Les nouveaux visages du troisième âge
À partir de quel âge entre-t-on dans le troisième âge ?
Il n’existe pas de seuil universel. L’expression est souvent associée au départ à la retraite ou aux personnes de plus de 60 ou 65 ans.
Comment soutenir un aidant lui-même âgé ?
Il faut organiser des relais, proposer du répit, vérifier sa santé et ne pas laisser toute la charge reposer sur lui.
Une personne malade peut-elle rester active ?
Oui. Une maladie chronique n’interdit pas nécessairement les activités, mais celles-ci doivent être adaptées et suivies médicalement si besoin.

Fondateur de Sérénitis Téléassistance et courtier en assurance depuis 2021. Il coordonne les contenus consacrés à la téléassistance, au bien-vieillir, à la prévention et à l’assurance.

